Voyageurs égarés ou invités du Comte, allez-vous oser de pénétrer dans ce sombre chateau malgré les rumeurs ?
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 Devant le Lac

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Margaret Berthe
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MessageSujet: Devant le Lac   Dim 21 Mai - 20:12

Son cocher n'avait pas voulu la suivre. Ses yeux avaient semblé sortir de leurs orbites, tellement il était effrayé à l'idée de l'accompagner. Coutume du pays ? Superstition ? Margaret s'en fichait totalement. Peu importait la cause de l'attitude étrange de la population, la jeune femme n'avait qu'une envie : rencontrer le comte de Scath et connaitre le but de cette mystérieuse invitation. Pour la première fois, la princesse hongroise vivait une aventure pour le moins originale comme dans les histoires que l'on raconte dans les livres. Elle qui était pourtant passionée des romans d'aventure, la voilà pressée d'en finir le plus rapidement possible.

Alors que Jeanne et Sylvia barvardaient gaiement en marchant vers le Lac, Maragaret s'inquiéta du fait que personne ne les attendait sur la rive. D'après la carte, elle était au bon endroit pourtant. Elle trouva cela de plus en plus inquiéta mais continua tout de même d'avancer. Il fallait peut-être attendre là-bas. Les trois femmes arrivèrent finalement au bord de l'eau calme encore. Tout était silencieux à une heure d'affluence pourtant. Ce n'était pas un de ces silences reposant qu'on espère parfois après une épuisante journée. C'était un de ceux qui vous donnent la chaire de poule, vous font frissoner au moindre grincement ou vous empêchent de respirer

*Mais à quoi peut bien penser cet Aodhan de malheur ! Il nous aurait oublié ? Il ne compte pas nous ouvrir la mer en deux tout de même ! Je sens déjà que je vais regretter notre domaine en Hongrie ! Père, Mère ? Où êtes-vous donc ?*

Lasse, elle s'assit sur une souche de bois mort qui traînait près de la berge on ne sait pour quelle raison. Elle replia son ombrelle de tissu et l'accrocha à sa ceinture. Elle s'amusa ensuite avec son voile qui pendait contre son visage.

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Dernière édition par le Dim 28 Mai - 17:09, édité 1 fois
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Alexeï Cornelian
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Lun 22 Mai - 12:33

Ouvrir le lac en deux. Quelle interessante idée biblique. Hélas, Margaret allait devoir se contenter d'un miracle bien plus naturel, qui n'allait d'ailleurs guère l'impressionnée. Sauf si elle était de nature froussarde.

La nuit tombait petit à petit en même temps que la température ambiante. Une brûme commença à envelopper le lac, le nimbant d'une aura inquiètante et mystérieuse.

Si l'on tendait l'oreille, on pouvait rapidement entendre un bruit particulier provenant du lac, autre que le remous habituel de quelques vaguelettes. C'était celui d'une rame ou d'une perche battant les flots pour frayer un chemin à une embarcation.

Et rapidement, un petit bateau fendit le brouillard pour accoster à l'embarcadère de bois. C'était un voilier à un seul mat, à la coque étroite pouvant à peine porter trois ou quatre personnes. La voile n'était pas déployée et semblait même trouée. Au bout du voilier qui était en fait bien plus une barque se trouvait un homme, debout. Tout du moins, on pouvait imaginer qu'il s'agissait d'un homme, puisqu'il était enveloppé dans une longue houpelande noire et qu'un capuchon lui couvrait la tête. Sur son épaule était perchée une corneille ne disposant que d'un seul et unique oeil. Il tenait entre ses mains gantées une très longue perche en bois.

A l'avant du bateau était accrochée une lanterne, allumée.


"Bon d'la, damesillage, s'pour'ler à c'te vieux château ? Vous z'êtes pas une safrelique, té ? L'autre ingremancien, l'aim'pas ça. Et mi j'aim'pas sépulcrer les corps, que j'lui dis. Ah ça non, foutre Dieu ! L'aim'pas ça l'vieux Alfons, j'lui ai dis à s't'heure."

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Margaret Berthe
Invité(e) / Aristocrate


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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Ven 26 Mai - 14:44

La nuit tomba rapidement sur Steinrot. La hongroise tourna la tête et chercha ses deux servantes qui étaient encore là. Elles avaient subitement cessé de parler, regardant l'onde obscure. Sur celle-ci étaient apparues de petits cercles qui disparaissaient. Quelque chose bougeait dans le Lac !

*Sans doute un banc de poissons qui vient de se réveiller, pas de quoi s'inquiéter.*

En y réfléchissant bien, Margaret n'avait vu aucun poisson dans ce lac. D'ailleurs, elle ne se souvenait pas non plus de chants d'oiseaux. Il n'y avait que cet éternel silence qui pesait chaque instant plus lourd et devenait insupportable. Elle se leva subitement, laissant ses jambes respirer un peu. Elle tourna en rond, essayant de trouver un moyen de parvenir à l'autre bout du lac.

*Il y a peut-être un pont quelque part, une grotte souterraine ? Non, pourquoi nous avoir donné rendez-vous ici c'était le cas. Tout cela m'exaspère ! Nous ferions mieux de rentrer !*

Comme pour prouver ses pensées, un cri de loup retentit dans la nuit. On n'aurait pas vraiment pu savoir d'où il provenait exactement, mais ce n'était pas excessivement loin. Silvia et Marie commencèrent à trembler. Elles se levèrent à leur doute, les mains agitées de spasmes.

A ce moment, une lumière illumina le lac. Une petite barque approchait d'eux. Un homme mystérieux la dirigeait. Il était vêtu d'un habit sombre et sa tête était recouverte d'un capuchon qui masquait tout son visage. La lanterne qui tenait devant lui le rendait effrayant mais toujours moins que les loups. Il s'approcha d'eux en parlant dans un jargon incompréhensible. L'aristocrate fit signes à ces deux suivantes de la rejoindre dans la barque. Celles-ci ne se le firent pas dire deux fois. Avant que leur sauveur ne puisse protester, les voilà déjà dans l'embarcation qui tanguait dans tous les sens.

"Emmenez-nous au château du comte Aodhan s'il vous plait. Nous souhaitons rencontrer votre maître au plus vite."

Comme preuve de ses dires, elle lui tendit devant son visage l'invitation d'Aodhan en désignant la petite signature au bas du document.

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Alexeï Cornelian
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Lun 29 Mai - 17:35

L'homme se pencha sur la lettre que tendait Margaret. A la lueur de la lanterne, on pouvait voir les rides de son visage. Il plissa les yeux avec difficulté, tenta de se concentrer un instant sur l'écriture puis sembla préférer revenir à ses pensées premières.

"Bon d'la, damesillage. C'est ben biau c'te papelard mais l'vieux Alphons cognoistre pas l'écrit mais y apense que vous dites vrai. Assez barguigné."

Le vieil homme imprima un mouvement à sa perche et la petite embarcation commença à avancer sur les flots, tanguant légèrement à cause du nombre de passager.

Et l'homme commença à chanter. Ni tout à fait faux, ni tout à fait juste. C'était une chanson plutôt joyeuse et dont la plupart des mots étaient incompréhensibles pour qui n'avait pas l'habitude du langage du peuple. Toutefois, il était clair qu'elle se trouvait bien plus dans le registre paillard que princier. Les chansons à boire dans les tavernes, c'est souvent ce qui précéde l'amusement au lit avec une des serveuses.

Le bateau poursuivit ainsi sa petite route jusqu'à accoster de l'autre côté du lac, à un embarcadère.

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Atsilouth Agloyd
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mer 21 Juin - 21:13

(pardooooon pour l'absence non prévenu... :triste: )

La voiture du jeune Atsilouth arrive doucement, le chemin caillouteux n'aidant pas...La route ne devait pas être très fréquenté...enfin...Le jeune homme révait toujours, les yeux fixant le paysage qui défilait doucement...Le cochet lui aussi avait fait ralentir l'atelage afin de se permettre une observation minutieuse de l'environnement...cela faisait vraiment froid dans le dos, tous ses arbres, et ce grand lac sombres...Brrr...

Bien vite la caléche s'arrétat, tout en douceur, mais malgrés tout, son passager trouva l'arrét trop brutal à son goût et pour cause, il l'avait sortit de sa torpeur. Le cochet crait de sa voix nasiarde, surement à cause du rhume qu'il avait attrapé durant le trajet

"Y a un lac monsieur...Impossible d'aller plus loin par la route..."

Atsilouth resta un moment sans voix. Un lac? La lettre d'invitation n'avait aucunement précisé qu'il y avait un lac en plein milieux de la route. Atsilouth sentit un horrible frisson lui parcourir l'échine. Et si c'était un piège? Et si des brigands allaient lui sauter dessus en hurlant? Quel horreur! Il ne voulait pas mourir ici! :nie:

Le jeune homme prit tout de même son courage à deux mains, sortant de la voiture pour faire quelque pas, étirant ses jambes engourdies. Il se dirigea jusqu'au bord du lac et soupira profondément, sortant la lettre de sa poche pour la relire...Non, ca ne parlait pas de lac.

Le cochet arriva à côté du jeune homme, ce dernier releva la tête, fixant avec un début de crainte les eaux noires du lac, il détestait les eaux noires.

"On a du se tromper quelque part, l'invitation ne mentionne pas de lac...Vous êtes sur d'avoir bien suivit le plan de route?"

Evidemment, le cochet se défendit aussitôt, gardant tout de même ce ton miélleux qu'on tout les valets

"Bien sur Monsieur, je vous le jure devant Dieu...."

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Alexeï Cornelian
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mar 18 Juil - 21:59

Après avoir déposé sa précédente passagère, le passeur revint vers l'autre rive tout en se plaignant de ces "bondieu mal d'os" et autres joyeusetés. Lorsqu'il accosta à l'embarcadère (car après tout il avait eu ouie que cela n'était pas le seul invité des autres fous dans le château), il apperçut un jeune homme et son équipage. Jetant un oeil morne sur tout cela alors que sa corneille battait des ailes, il employa son parlé désormais culte :

"F'tre dieu !" (oui je sais ce que vous pensez, plus ça va, plus c'est pire) "Ca s't'un bejaune qu'dort pas sur l'peltre. L'a d'la flassarde, pour sûr. L'ingremancien, va êt' tout baut !"

Un jour, je vous promet de vous fournir un dico spécial Alphonse le passeur.

Bref, notre vieil Alphonse poursuivit dans le même registre (il ne devait connaître que celui-là, pour le plus grand plaisir de la joueuse derrière) :


"Pi l'bejaune l'a des maroufles et des palefreniers lui aussi." (il parlait visiblement du cochet et, à en juger par sa mine inquiète, il se demandait si sa petite embarcation devait emmerner tout l'attelage ou seulement le bej... Atsilouth).

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Atsilouth Agloyd
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mer 19 Juil - 12:21

Eh ben....Encore un qu'on a bercer trop près du mur.... :agacé:

L'embarcation était tout sauf accueillante, ele grincait de partout, son bois semblait pourris, sa lanterne faisait froid dans le dos et le passeur ressemblait étrangement à celui du Stix. Et en prime y avait un corbeau qui piallait à côté.

Atsilouth ne put réprimer le frisson glacé qui lui parcourut l'échine. Il devait monter la dessus! Il commenca à se demander si il n'était pas plus prudent d'y aller à la nage. Remarque il ne sais pas nager.

Le petit blondinet fit un pas en avant mais s'arréta net en entendant le passeur "parler". Il n'avait absolument rien compris.

*Il parle en quoi la?*

Il se tourna vers son cochet qui ne semblait pas avoir bien compris non plus. Soupirant profondément, le garcon grimpa sur l'embarcation branlante, se sentant aussitôt très mal et il montrat la lettre du comte au passeur

*Autant il sais même pas lire*

Il finit quand même par parler, a mi-voix, n'étant pas à l'aise du tout

"euh...C'est...Je dois me rendre au chateau du Comte Scath."

Puis Atsilouth se tourna vers son cochet...Non, la voiture ne tiendrait pas sur l'embarcation...

"Rentrez, je ferait le reste seul."

Le cochet ne se fit pas prier et partit dans la seconde avec la voiture

*Pourquoi j'ai dit ca :pleure: *

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Alexeï Cornelian
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mer 19 Juil - 12:51

Alphonse se pencha en avant une fois que le cocher guida ses chevaux pour partir dans l'autre sens. On entendit les vieux os du passeur craquer. Ses doigts étaient crispés sa perche. La corneille croassa encore et regarda le jeune homme de son seul et unique oeil.

"L'veulent tous aller chez l'damoiseau. Comme s'il va les joieler bellement," marmonna l'homme en faisant avancer sa barque. Il plongeait la perche dans l'eau et poussait sans effort apparent (ce qui était assez étonnant vu sa constitution). Il n'avait pas répondu à Atsilouth mais on pouvait supposer qu'il avait compris ce qu'il avait dit. "D'min temps... D'min temps... Y avaient des bejaunes sacrifiés au vampire. Maint'nant, y en a plus. Le vampire est en ire."

La barque s'était éloignée de plusieurs mètres de l'embarcadère. Le vieil homme cessa d'appuyer sur la perche et laissa l'embarcation être entraînée par le courant jusqu'au milieu du lac.

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Atsilouth Agloyd
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mer 19 Juil - 13:17

Le blondinet était resté debout, par peur de se faire égorger par le passeur, passeur qu'il ne regardait pas dans les yeux depuis le début de la conversation, si on peut appeller ca comme ca.

Le bruit des os du passeur ne fit que renforcer l'inquiètude du jeune comte....Et si le passeur était un démon? Et si il l'emmenait en enfer? Atsilouth n'était plus très sûr de lui et il s'emitoufla dans son manteau, essayant de se réchauffer, mais surtout de se protéger.

L'homme recommenca à parler, encore quelque chose d'incompréhensible, pourtant, un mot frappa le jeune comte

"Vampire? Quel vampire?"

Non mais là! C'était plus du tout marrant! Il était déja paniqué par l'eau du lac, pas besoin de rajouter en plus des monstre qui sont censé ne pas exister.

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Alexeï Cornelian
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mer 19 Juil - 15:33

"Vampire ? Quel vampire ?" répéta le passeur en échos d'Atsilouth. Il avait apparemment totalement oublié de ce dont il parlait quelques instants plutôt. Ou faisait semblant d'avoir oublié. Ce qui ne changeait pas grand chose au problème, en fait. "J'cognoistre pas d'vampires."

La machoire d'Alphonse craqua dangereusement. Heureusement pour le jeune homme, la rive se rapprochait et il serait sans aucun doute bientôt libéré de cet étrange personnage. :joyeux:

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Amy Van' Art
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Mer 19 Juil - 21:49

Amy descendit de son cheval, elle tapa nerveusement du pied sur le sol dure et froid qui l'entourait. Car devant elle, s'étalait un lac. Elle plissa les yeux comme si elle apercevait une forme noire se distinguer au bout des eaux. Mais elle disparut et la jeune commerçante crut un instant que c'était un fantome. Elle soupira.

"Ce n'est pas le moment d'avoir la frousse! Reste digne. Tu es Amy Van' Art, riche et talentueuse commerçante. Tu viens par toi-même proposer tes services au comte."

Mais il lui fallut se le répéter une dizaine de fois avant qu'elle ne deigne enfin se calmer. Elle regarda autour d'elle. Arbre parmi arbre.

"Forêt noire ô combien mystérieuse, je ne puis croire que tu m'adresses une prestance amoureuse."

Elle rit à ses rimes ridicules. Elle était jeune, mais pas stupide. Elle remonta sur son destrier et voulut repartir quand un vent lviolent a fit basculer, elle tomba au sol où elle put se ratrapper tel un chat et admira son "courageux cheval". Tel était le nom que lui avait donné l'éleveur, partir au grand galop dans l'obscurité.

Elle se rendit compte alors qu'il y avait une sorte de débarcadaire en vieux bois. Elle s'approcha et s'asseya. Elle avait froid. Elle sortit de son énorme besace, sur laquelle était cousue une tête de mort en argent, un chandelier où des chandelles en forme de croix de David brillaient précieusement. Une lumière protectrice mais malfaisante l'entoura.

"Je n'ai plus qu'à attendre."

La jeune fille fit danser les flammes, qui prennaient parfois des formes d'ifrit. Depuis toute petite elle aimait jouer avec les instruments du diable. Elle souriait.
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Wolfram Lily Meril
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Jeu 20 Juil - 10:03

[Premier post XD]

Le crépuscule annonçait des tons sombres, le soleil commençait à descendre et bientôt il finirait caché derrière la sombre forêt qui bordait le village. Le vent balayait les quelques mèches longues qui pendaient dans son visage et il marchait calmement vers le village, ayant abandonné son carrosse à l’orée du bois. Wolfram voulait prendre l’air, étant resté assit sur la banquette depuis un long moment, en voyage vers le château dans lequel il avait été invité.
Ses pas se faisaient enfin entendre dans le village, ou il pénétrait la grande place, dont les villageois abandonnaient les rues pour se réfugier de la nuit qui allait bientôt apprivoiser les âmes perdues. Il prit son temps à visiter le lieu, et arrivant devant un des derniers stands encore actif à cette heure, il s’y arrêta et avisa les fruits, dont il se servit une pomme et croqua. Wolfram fouilla dans sa poche de sa deuxième main et en sortit une pièce, qu’il jeta entre les mains du jeune enfant apeuré avant de se retourner pour gagner la sortie.

Le trognon qui restait de la pomme fut vite jeté au bord de la route, ou goulûment les rats s’y jetaient pour recevoir encore une part. Le compte revient au carrosse et son cocher lui ouvrit la portière qu’il puisse entrer. Il s’exécuta sans dire un mot et bien installé son journal en main, la calèche ne tarda pas à redémarrer, le bruit des sabots martelant le sol poussiéreux repris son entrain. Wolfram avait la tête penchée sur le côté, adossé contre une parois en bois, le regard d’or posé sur les derniers paysans travaillant dans les champs.
Le cheval attelé possédait une magnifique robe de jais et son allure montrait que c’était un cheval de grande race. Ses flancs brillant de sueur reflétaient les derniers rayons du soleil, tandis qu’il maintenant toujours la cadence du trot que le cocher lui imposa.

Le trajet n’était que de courte durée, que Wolfram fit signe à son cocher d’arrête encore une fois la calèche, une odeur d’eau sombre lui montait au nez. En effet, dès que Gunther lui ouvrit la portière et que le compte mis pieds à terre, devant d’eux s’étendait une masse d’eau plus sombre que le jais. Une atmosphère maussade et lourde planait en ce lieu. L’animal attelé sentit cette sensation et ses instincts prenaient le dessus, que la bête frappait nerveusement le sol et émit des hennissements. Le cocher s’excita sur le comportement de la bête qu’il apprêta à sortir son fouet, mais Wolfram l’attrapa violemment ou poignet. Gunther lâcha le fouet et son visage se crispa de douleur. Il avait comprit et le compte le lâcha en lui avisant d’un ton froid ce qu’il avait intérêt à faire.


« Ne t’avise plus jamais à lever la main contre cet animal. Et maintenant trouve un moyen de venir au château et apporte y mes affaires et le cheval. Après tu retourneras à pied… »

Le compte se détourna de son serviteur et en resserrant sa cape, il repris son pas et se dirigeât sur le sol, quand le son de ses pas changeât. Il fila entre la brume qui commençait à envahir les lieux et à brouiller la vue. La température avait encore baisée et le compte ne regretta pas d’avoir laissé le foulard autour de son cou. Le bruit des vaguelettes se brisant contre les poteaux de l’embarcadère étaient mélangé ou bruit de pas sur le bois pourris de ce dernier.
Wolfram s’arrêta au bord de l’embarcadère ou seul le bruit des vaguelettes était présent. Plus loin, enfin, non loin de lui, il sentit l’odeur du feu et remarqua qu’un forme féminine se forma dans le brouillard, mais il y restait distant. Il n’avait pas du tout envie de compagnie…

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Alexeï Cornelian
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Jeu 20 Juil - 10:27

(je poste juste pour rappeler la présence de tour de post. Donc voilà l'ordre :
- Atsilouth
- Moi
- Amy
- Wolfram)

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Atsilouth Agloyd
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Jeu 20 Juil - 15:33

Et voila! Le passeur souffre d'amnésie en plus. Atsilouth se mit à tremblotait, il avait froid, il était au milieu d'un lac surement sans fond et il était seul avec un démon amnésique.

*J'aurais du rester chez moi*

Ses yeux plongérent bien malgrès lui dans l'eau noire du lac. Il n'y voyait ni poissons, ni algues, ni quoi que se soit d'autre, juste cette eau noire et terrifiante qui semblait habritait des centaines de monstre horrible qui allait surgir de l'eau pour le dévorer. Si un vampire nele faisait pas avant d'ailleur.

Le blondinet releva la tête vers le passeur, l'examinant un peu plus en détail. Il était presque aussi effrayant que le lac. Peut être même que c'était lui le vampire. Après tout, dans les légendes, les vampires sont grand, laid et surement stupide.

Alors que le petit comte hésitait entre se suicider en se jetant dans l'eau ou se laisser mourir de peur, il put enfin apercevoir la rive! A cet instant il se mit à croire en tous les dieux et les remercia tous du fond du coeur pour sa future libération.

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Amy Van' Art
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MessageSujet: Re: Devant le Lac   Jeu 20 Juil - 18:54

( :agacé: oula pas envie de compagnie, je reste toute seule alors :triste: ^^)

Amy vit la flamme tourner autour de son bras, elle rit doucement à cette découverte qu'elle s'empressa de noter sur son carnet ocre, orné de diables enchainés. Mais elle se lassa vite de ce petit jeu et calma le feu d'un faible claquement de doigt. Elle regarda autour d'elle, toujours rien. Rien d'autres que la brume berçant calmement les eaux. Rien d'autres que le vent incessant faisant trembler les arbres. Elle en avait assez. Elle se leva et se dirigea vers un tronc mort. Elle sortit de sa sacoche une sorte de baguette, sur laquelle étaient taillés des chevaux en or. Comme lancé dans un éternel galop. Pour elle cet objet n'avait pas de prix. Elle transperça le bois à l'aide de l'aiguille situé au bout de l'instrument. De suite, les chevaux remontèrent rapidement le long de la baguette et la quittèrent pour chevaucher l'arbre. Partout où ils passaient le bois se décomposaient et tombaient en poussière, comme un mal au poison mortel. Les chevaux revinrent sur l'objet et reprirent leur posture. L'arbre s'écroula dans un craquement désagréable.

Elle sortit l'aiguille, souria satisfaite. Elle aperçut alors un homme richement habillé qu'elle dévisagea tandis qu'elle rangeait sa marchandise. Elle n'aimait pas les riches, tous ceux à qui elle avait vendu ses trésors ne respectait rien. Ni les pauvres, ni les objets précieux, ni les animaux. Elle grinça des dents sans pour autant paraitre désagréable, elle adopta un regard naif, un regard facile à faire et trompeur.

Cependant elle sentit chez lui une sorte de respect, elle le fixa malgré elle. Elle était bien trop curieuse. Il avait dut la voir manier l'objet. Mais conaissant les bonnes manières elle ne se permit pas de l'aborder. Son père lui avait appris que seul les riches accordent leur paroles aux commerçants, et non le contraire.

(Petite leçon d'orthographe: :extase: (ce n'est pas méchant) un compte en banque; le comte d'un château; un conte pour enfant, alors ne fais plus la faute maintenant^^)
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Devant le Lac

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